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Publié : 3 avril 2012

Lycéens d’ailleurs... et d’ici : # 7/8 Salomé, Française, de père algérien

Salomé a 17 ans. Elle est née en France. Sa mère est française, du Nord, son père est algérien, kabyle. Elle est en Terminale L.

Est-ce que tu peux raconter l’histoire de ta famille ?

Mon grand père était un Harki, il a combattu pour l’armée française. Ma grand-mère était une pure Algérienne, kabyle. Elle ne parlait pas un mot de français. Je ne sais pas vraiment comment ils ont réussi à s’entendre (sourire), mais en tout cas ... Après mon père est né, il a sept frères, aucune sœur… Non ils sont neuf ! Elle [ma grand-mère] a élevé neuf garçons, dans un tout petit appartement, à Saint-Etienne du Rouvray. Ils sont arrivés à Saint-Etienne du Rouvray après la Guerre d’Algérie.(…). Les plus jeunes de la famille de mon père sont nés en France, les plus vieux sont nés en Algérie, je ne saurais pas exactement dire lesquels sont nés en Algérie, lesquels sont nés en France, c’est moitié-moitié.(…) Ils étaient très très pauvres. Mon père a réussi à faire des études, et maintenant il est directeur d’un centre social à Rouen. A La Sablière. Il s’en est plutôt bien sorti (sourire)

Comment est-ce qu’il a réussi à faire des études ?

Il a raté son bac une première fois parce qu’il avait l’esprit beaucoup trop occupé, comme la plupart des enfants de famille très modestes, il avait plein d’autres soucis. (…) Ma grand-mère [sa mère] était malade … C’est quelque chose qui t’occupe beaucoup beaucoup la tête, tu n’a pas vraiment le temps de te concentrer sur les cours, c’était pas vraiment de bonnes conditions.. Et puis il fallait ramener de l’argent vite….Mon père a quand même passé son bac, il l’a raté. Ça a été un déclic pour lui, quand il me le raconte, il pense que le fait d’avoir raté son bac ça a été un véritable déclic. Il avait promis à sa mère de réussir et il s’est dit qu’il n’avait pas le droit maintenant de tout rater. Il s’est motivé, il l’a repassé, et il l’a eu.

Tu dis qu’il avait promis à sa mère de réussir … C’était sa mère qui le poussait à faire des études, plus que son père ?

Oui, ma grand-mère …(sourire) C’était le pilier de mon père et de ses frères.. Les garçons ont toujours un rapport plus proche avec leur maman, surtout quand elle est malade, un peu faible…. Mon père a beaucoup d’attachement à sa mère. Je pense qu’il voulait vraiment qu’elle soit fière de lui. Ça l’a poussé, lui comme tous ses frères d’ailleurs.(…) Il y a beaucoup de réussite dans sa famille, je dois avoir deux trois oncles qui sont ingénieurs. Ils l’ont été beaucoup plus tard parce que ils ont ramé avant d’arriver jusque là, ils ont du avoir leur diplôme d’ingénieur à 40 ans alors qu’ils auraient pu l’avoir à 25.

Ton père après son premier échec au bac s’est remotivé, il l’a eu, et là il a fait quoi ?

Il a entamé des études pour être éducateur. Et après il a écrit un mémoire, passé un écrit et un oral pour devenir directeur. Il l’a eu et il y a 14-15 ans qu’il est directeur du centre social à La Sablière. Je pense que c’est un métier qui doit l’user un peu, mais il a plutôt bien réussi je pense pour quelqu’un qui est parti de rien.

Comment il a rencontré ta mère ?

Dans le cadre du travail, ma mère était éducatrice spécialisée et ils se sont rencontrés au travail. Et c’est mon père qui l’a poussée à reprendre des études, pour avoir un meilleur salaire, un meilleur travail, etc. Ils se sont rencontrés comme ça. Bon maintenant ils ne sont plus ensemble mais à la base c’était ça (sourire)

Maintenant tu vis avec ta mère ?

Non. Je fais 15 jours 15 jours. (…) Je pense que ce n’est pas plus mal. C’est bien d’avoir ses deux parents quand même, même quand ils sont séparés.

Ton père vit à Rouen ?

Près de Rouen, à Clères.

Quand tu es chez ton père tu ne viens pas tous les jours au lycée…

Si. Mon père habite à Clères et à 5-6 minutes de Clères il y a Fresnay le Long et là il y a un arrêt de bus, pour Ango !. En fait on est à 6 minutes de la zone d’Ango. Sinon c’est la zone du Lycée de la Vallée du Cailly, à Déville lès Rouen.

Donc ton père t’emmène…

Oui. Il m’emmène et je prends le bus. Une heure et demie ! C’est pas mal (rire)

Tu te lèves à quelle heure ?

5 heures et demie !

Et tu rentres à quelle heure ?

19 heures, 19 heures 30, ça dépend (rire)

Ca doit être dur ces quinzaines chez ton père

Oui. Je ne dors pas beaucoup. J’ai peut-être fini par m’habituer mais ... C’est vrai qu’au niveau sommeil et au niveau devoirs ce n’est pas toujours facile d’assumer. Mais je pense que si je ne faisais pas mes devoirs mon père…Mon père me pousse beaucoup, il me soutient et je pense que c’est super important pour moi

Il te pousse plus que ta mère ?

Oui. Beaucoup plus que ma mère. Je pense que ma mère a lâché l’affaire, elle s’est dit que de toute façon je ferai les choses à ma manière alors que mon père na jamais accepté ça(rire). Il n’ a jamais cessé de continuer à me pousser. Ça m’énerve, je trouve ça « chiant », je lui dis, mais je pense que c’est super important parce que c’est quand même le seul de toutes les personnes que je connais qui n’ai jamais vraiment douté de moi ! C’est super important. En tout cas ça m’a beaucoup beaucoup aidée pour tout ce que j’ai pu entreprendre jusque là !

Tu as le sentiment qu’il reproduit quelque chose de son histoire à lui ?

Oui, il me le dit, il me le dit. En fait quand il a raté son bac, mon père s’est retrouvé seul, vraiment seul.(..) Il a du repasser le bac en candidat libre. Il me dit que ça surmotive de se retrouver seul. De se dire que t’as pas vraiment d’autre choix, sinon tu n’avanceras pas. Et il dit que c’est destructeur pour le moral. Je pense qu’il n’a pas vraiment envie de me voir vivre ça donc c’est pour ça qu’il me pousse particulièrement. Parce que lui sait ce que c’est. ..Ma mère n’a pas été au lycée en fait – j’espère quelle ne verra pas cette vidéo !

Il n’y pas de honte à n’avoir pas été au lycée…

Non mais je la connais (sourire). Elle n’a pas pu aller au lycée parce que, alors qu’elle avait d’énormes capacités, ses parents l’ont poussée à faire de petites études pour qu’elle puisse vite rapporter de l’argent à la maison. Bref je pense que mon père est plus à même de me parler des circonstances que ma mère. Et il a une autorité paternelle aussi ! Quand il crie j’ai peur (rire), plus qu’avec ma mère, c’est peut-être normal.

Ca fait une bonne transition…Comment est-ce que tu vis cette double origine, dans ton quotidien…En dehors du lycée d’abord ?

C’est assez difficile à dire parce que ça dépend des endroits où je suis. Chez mon père par exemple, (…) Mon père il faut savoir aussi qu’il a reçu une éducation kabyle, mais il a fait des études et il est européanisé en fait. Il est attaché à son pays mais il est très européanisé dans la façon de penser. C’est aussi le propre des Kabyles qui sont des gens beaucoup plus tolérants, je pense, que les autres Algériens. Il y a des femmes kabyles qui ne sont pas musulmanes et ce n’est pas du tout étrange. En Algérie on est musulman à 99%. La Kabylie, elle, a cette propriété toute particulière de ne pas dire : « Ouais, t’es Algérien, donc tu seras musulman ». (…) »… Je pense que mon père a beaucoup étudié la question en fait et…[parce qu’il est tolérant] il respecte totalement que moi je le sois [musulmane].(…) Mon père n’est pas musulman en fait, il n’aime pas les religions. Il croit en Dieu, mais il n’aime pas le principe des religions, le principe de la soumission qu’on a [dans la religion]. D’un côté il n’a pas tort…Je ne suis pas extrémiste au niveau de ma religion, je la pratique d’une façon personnelle, j’interprète ce que je lis et ce que je vois comme je pense que c’est bien, que ça conduit à quelque chose qui fait que je suis quelqu’un de droit (…) Je pense qu’il y a beaucoup d’opinions qui diffèrent en fait dans la religion musulmane, ça pousse à débat, et les gens ont une façon de la pratiquer qui est différente. Mais mon père accepte totalement que je sois musulmane et il m’aide.(…) Ça ne le dérange pas que je prie, que je fasse le Ramadan, que je ne mange pas de porc. Ça lui fait plaisir de voir aussi que je la pratique d’une certaine façon et que je ne suis pas dans quelque chose de fanatique. (…) Je suis attachée à ma religion mais je respecte totalement les autres. Il y a beaucoup de Musulmans qui ont des problèmes avec les Juifs, moi je n’en ai aucun, j’aime bien les Juifs, j’aime bien les Chrétiens. J’ai lu tous les livres sacrés, j’ai lu le Nouveau testament, j’ai lu la Bible. La Bible j’ai eu un peu de mal parce que c’est très très long…J’ai lu le Coran aussi forcément. Je m’intéresse beaucoup, j’essaie de voir les similitudes, les différences et aussi ce qui fait que deux communautés puissent autant se détester, parce qu’il y a beaucoup de guerres religieuses. Moi je n’ai aucun problème avec les autres et je n’ai aucun problème non plus avec les églises. J’aime bien aller dans les églises, je suis très ouverte.

Pour toi cette origine kabyle ça veut dire que tu vas en Kabylie aussi ?

Oui mais ce n’est pas forcément ce que je préfère. Moi l’Algérie c’est une mentalité avec laquelle j’ai du mal. Je pense que le fait que j’aie une mentalité quelque peu « européanisée » fait que je pense que je suis plus ouverte que pas mal de gens de mon pays. Du coup j’ai assez de mal avec les mentalités des gens. Tout ça est très fermé, et je ne supporte pas qu’on me juge ou qu’on me colle une étiquette parce que je ne suis pas du tout comme ça en fait, j’ai une distance qui fait que je ne juge pas du tout les gens…

Qu’est-ce qu’on te colle comme étiquette quand tu vas là-bas ?

En France t’es un Arabe, et en Algérie t’es un Français. C’est comme ça. Ils ne sont pas anti-français, au contraire ils ont envie d’y aller [en France] (rire), mais tu n’es pas du tout vu comme les autres personnes qui vivent en Algérie. Toi tu vis en France alors forcément tu as plein d’argent, tu as des super belles fringues. C’est une vision…(…) Les Marocains et les Tunisiens ont beaucoup l’influence du tourisme qui fait qu’ils voient beaucoup de Français, d’Européens, et ça leur permet de se créer des opinions, alors que beaucoup de gens ferment les portes à l’Algérie. IL y a des gros clichés du genre : « Il y a des bombes, je n’y vais pas, il y a du terrorisme ». Déjà c’est faux, c’est totalement faux, quand tu vas dans une grande ville il n’y aucun risque de te prendre une bombe. Mais je pense que le fait qu’il n’y ait pas de tourisme chez les Algériens fait qu’ils ont une mentalité beaucoup plus fermée que les autres pays maghrébins. Les seuls qui viennent en Algérie, ce sont les « blédards » comme on dit, les gens qui ont de la famille. On voit très peu de Français. Avant il y en avait plus. Maintenant il y a très très peu de touristes. Ça ferme un peu les mentalités.

Tu vois ta famille quand tu vas là-bas ?

Je n’ai plus du tout de famille en Algérie.

Quand tu y vas c’est en touriste alors ?

C’est surtout une histoire de découverte, de retour aux sources. Pas vraiment de revoir la famille. La plupart sont en France.

Et au lycée, comment ressens-tu ça cette origine algérienne ?

C’est un peu mon identité. Ça veut dire, que tous les gens le savent pratiquement, que je suis algérienne. Je ne sais pas si ça se voit, je ne sais pas si c’est comment je parle, je ne sais pas du tout, mais les gens savent. C’est un peu mon identité. Ça me fait plaisir qu’on me voie comme ça, je suis très attachée à mes origines, mais c’est vrai que c’est beaucoup mon identité. Des fois c’est un peu pénible parce que les gens me posent des questions du style : « Chez toi c’est des cabanes, dans ton pays c’est des cabanes ? » C’est pas du tout du racisme je pense, c’est plutôt de la maladresse, c‘est qu’ils sont super mal informés. Ou : « Chez toi il y a des bombes » ou « tu es arabe, tu as des terroristes dans ta famille ? » Je rigole mais ça me « gonfle » on va dire (rire). Je ne leur en veux pas, encore une fois je pense que c’est un manque d’information et aussi une grosse influence des médias qui ne montrent que les coins « pourris » du Maghreb et de l’Afrique en général. Les pays pas visités je veux dire. Le Maroc ils montrent toujours les super souks avec les gens qui dansent ! Super les clichés ! Je dis ça comme ça (rire)

Non, tu as raison …

Et les pays qui sont peu visités je trouve qu’il y a [aussi] beaucoup de clichés dessus en fait. Du coup les gens se font une image totalement erronée. Les pays d’Afrique noire, je pense que ce sont les pires victimes de ces clichés que les médias leur collent en montrant les coins les plus reculés où il y a des tribus qui ne savent même pas que les avions ça existe. Ils montrent ça, donc les gens évidemment s’imaginent que les Africains vivent en pagne avec des peaux sur la tête…ben non, c’est totalement faux. A Dakar il y a des buildings, des villas avec piscine de quatre étages. Les gens se font une image erronée, je pense. L’Algérie c’est pareil, image erronée totalement. Donc répondre à ces questions je le fais parce que je suis sociable (sourire) mais c’est un peu pénible. Ou alors les questions du style : « Ah bon, tu ne manges pas de porc ? Mais comment tu fais ? Ah bon, tu fais le Ramadan, mais comment tu fais ? »

Justement, très concrètement, comment tu fais ici au lycée, à la cantine, toi qui ne mange pas de porc ?

Au lycée il y a des Musulmans, il n’y a pas que moi, ils ont toujours quelque chose, les jours où il y a du porc, qui est sans porc. Et si jamais ils ne l’ont pas -grosse faute !-(sourire), je n’aime pas être très exigeante, genre : « Elle est où mon assiette ? », si jamais je n’ai pas envie de les embêter, ou s’ils sont débordés, je prends mon assiette, je la donne à un pote, c’est bon, je sais survivre. Mais en général ils sont toujours équipés pour ce genre de situation.

Au lycée, à part ton identité ça ne change pas grand-chose pour toi ?

Le prof d’histoire me regarde toujours quand il parle de l’Algérie ! (rire) Bon ça ne change pas, c’est juste que les gens me voient un peu différemment, à cause de ça, parce que je n’ai pas les mêmes pratiques, je n’ai pas la même culture. Ça dépend des gens. Les gens proches de moi s’y habituent vite, mais ça engendre aussi 300 % de vannes, sur les Arabes, dès que je dis un truc : « Toi de toute façon t’es arabe ! », c’est des trucs marrants, mais c’est ça, c’est des vannes. Je pense que les gens, indirectement veulent se renseigner aussi, voir un peu comment c’est. Moi je me fais un plaisir de le faire, tant que je n’entends pas des clichés scandaleux…

De quelle nationalité es-tu ?

Je suis française. Je suis de nationalité française.

Et lors de quelle nationalité te sens-tu ?

Je suis très très partagée. J’ai beaucoup de points négatifs dans [ma perception de] chacun des deux pays. Et du coup ça dépend des situations, ça dépend de mon humeur aussi (sourire). Le régime répressif algérien, je condamne totalement.(…) Je pense que la France est en crise mais que c’est beaucoup moins grave que ce qui se passe en Algérie.. Je me dis : « Mes parents me mettent à manger dans mon assiette, je reçois une éducation, je pense que sur ce plan là c’est quand même une chance ». Ce n’est pas pour rien que les Maghrébins veulent tous venir en France. Il y a une raison quand même, c’est qu’il y a beaucoup plus de portes qui sont ouvertes.

De ce point de vue là tu te sens plutôt fière et heureuse d’être française ?

Heureuse, pas fière. Fière c’est une autre question. Moi ce qui me dérange en France c’est que c’est un pays très cosmopolite, et que ça dérange les gens. Ça je ne comprends pas. Je ne comprends pas comment c’est possible que ça puisse déranger les gens qu’il y ait de la mixité. Elle est là, tu ne pourras pas t’en débarrasser en disant : « Retournez chez vous ! ». (…) Je trouve que c’est assez masqué en fait et c’est ça qui m’énerve. Les gens font genre : « Ah non, moi je ne suis pas du tout raciste », mais ils ont la tête tout de même bourrée de clichés et c’est : « On n’est pas raciste mais on ne veut pas de ça chez nous ». Ce que je déteste c’est l’hypocrisie et je trouve que c’est très hypocrite comme attitude…(…) Je trouve ça vraiment très très hypocrite. Je préfère à la limite quelqu’un qui va dire : « Sale Arabe », au moins c’est honnête, tu ne m’aimes pas, j’ai une bonne raison de ne pas t’aimer, on a une bonne raison d’être en conflit, mais il n’y a pas d’hypocrisie. Bon c’est pas bien de dire « Sale Arabe » (rire), moi personnellement on me le dit, je risque de le prendre très mal, mais je préfère ça plutôt que quelqu’un qui essaie de me dire : « Moi je ne suis pas raciste mais je n’aime pas les Noirs ». Moi je suis partisante du cash, du : « Tu as un truc à dire, tu me dis, mais n’essaie pas de me faire croire que tu me dis quelque chose alors qu’en fait ce n’est pas ce que tu penses ». Personnellement je ne supporte pas et en France cette attitude là j’ai vraiment du mal.

Comment vois-tu ton avenir ?

Peut-être que je retournerai en Algérie dans mes vieux jours, parce qu’on a beaucoup de terrain là-bas, ma famille a beaucoup de terrain, donc mon père voudrait construire là bas pour qu’on puisse y aller. (…) J’aimerais bien beaucoup voyager, mais pour finir ma vie j’aimerais beaucoup retourner en Algérie… Mais dans mon avenir proche en tout cas, non, je ferai mes études en France, peut-être en Amérique, c’est quelque chose auquel je tiens beaucoup, j’ai eu la chance d’être ici, de faire mes études dans d’assez bonnes conditions, et je pense que ça serait un peu bête de tout gâcher en partant dans un endroit où ça ne serait pas forcément logique que j’aille si jamais je veux faire des études longues.. J’aimerais bien aller en faculté de droit, faire une formation d’avocate…[Pour ça] la France c’est pas mal !

Propos recueillis par Jean-Luc Farcy en janvier 2012